Canonica

Le baptistere

Attenant au Sud est à la basilique dont il est contemporain, le baptistère subira comme celle-ci de multiples transformations et ce, jusqu’au moyen âge.

Présentant un plan cruciforme aux angles entrants arrondis, qui commande l’agencement du pavement mosaïque, il portait une cuve baptismale centrale et, devrait être couronné d’une petite coupole portée par des colonnettes en marbre sculpté.
Après trois graves destructions, les réparations par réduction de la partie centrale lui conféreront une forme octogonale s’accompagnant de la modification de la piscine baptismale d’origine.

Sur les murs périmètraux de l’édifice un ensemble de colonnes laisse supposer un complexe de couverture par coupole.
Les sols du baptistère, en dépit des dégradations présentent un ensemble de pavement de mosaïques polychromes dont les motifs pour l’essentiel sont inspirés de figures issues du monde aquatique.
Ainsi, aux angles du carré central quatre têtes de personnages barbus cantonnés de dauphins représentent selon la genèse les quatre fleuves du paradis, thème de prédilection à l’époque paléochrétienne qui étaient le Phison, le Géhon, le Tigre, l’Euphrate.
Figurent également des poissons qui, eux aussi, dans l’art paléochrétien symbolisent l’image du Christ et, des canards nageant en file vers le nord.

Les dauphins, depuis l’antiquité païenne figurent l’immortalité et, seul élément d’inspiration biblique illustrant le Psaume 41,2, un cerf plein de justesse et d’élégance « s’abreuve à la source d’eau claire ».